Ervé Siaba (membre du comité de supervision des Eléphants de Côte d’Ivoire)
« Comment peut-on préparer la coupe du monde avec des joueurs qui viennent à deux ou trois semaines de la compétition ? Il faut avoir une base. Franchement dit, les jeunes ghanéens que nous avons vus n’ont pas la valeur de nos joueurs. Il faut un entraineur expatrié qui vienne rester sur place en Côte d’ivoire. Qui prend les joueurs et qui fait un regroupement chaque deux mois. Un regroupement avec les locaux, un regroupement avec les professionnels et quand il y a les matches amicaux, on fait un mélange pour qu’il y ait de la concurrence.

« Comment peut-on préparer la coupe du monde avec des joueurs qui viennent à deux ou trois semaines de la compétition ? Il faut avoir une base. Franchement dit, les jeunes ghanéens que nous avons vus n’ont pas la valeur de nos joueurs. Il faut un entraineur expatrié qui vienne rester sur place en Côte d’ivoire. Qui prend les joueurs et qui fait un regroupement chaque deux mois. Un regroupement avec les locaux, un regroupement avec les professionnels et quand il y a les matches amicaux, on fait un mélange pour qu’il y ait de la concurrence.
Je pense que dans cette équipe, ceux qui n’ont pas envie de jouer peuvent aller voir ailleurs. Certains sont devenus trop riches et ils ne respectent personne. Ils se foutent de la Nation. Il y en a qui ne jouent pas avec la manière et qui ne veulent pas faire la passe aux autres. On l’a ressenti dans le jeu. Tous les joueurs me considèrent comme leur père et quand ils me voient, ils sont autour de moi, sinon, j’allais citer leur nom. Il y en a qui ne veulent pas faire la passe à leur frère mais ils jouent pourtant pour la même Nation. Quelle est cette histoire d’égo qui ne finit pas dans cette équipe ?
Regardez les autres quand ils jouent. Vous sentez que les joueurs ont envie de s’embrasser. Mais chez nous, quand l’autre fait un appel de balle dix fois, on ne lui donne pas le ballon. Ceux qui n’ont pas envie de jouer dans notre équipe, qu’ils partent ailleurs. Les joueurs sont de passage et la Nation reste. Personne n’est indispensable à la Nation ivoirienne. Un joueur qui pense que c’est lui qui fait la Côte d’Ivoire, il se trompe. Les Pokou Laurent, Kallet Bialy et autres Gouaméné Alain sont tous là aujourd’hui. Celui qui ne veut pas mouiller le maillot pour les Eléphants, qu’on le sorte de là. Jacques Anouma a crée le Comité de supervision des Eléphants dont je fais partie. Nous allons nous retrouver pour lui faire des propositions. On a observé beaucoup de choses dans l’équipe. Les gens ont fait une paix de façade ».

Extrait d’une interview parue dans le Sport No 2191 du mardi 6 juillet 2010