Les incongruités d’un article

Un article publié le 24 octobre 2010 par « The Guardian » un organe de presse britannique et repris hier par des tabloïdes de la place pour en faire leur « scoop», fait mention du football camerounais, nigérian et ivoirien qui serai miné par la corruption et des détournements de fonds. Selon le confrère, cet article est l’œuvre de journalistes africains (?) qui auraient récemment mené une enquête sur le football des pays susmentionnés. Cet article contient d’énormes incongruités qu’il convient ici de le relever.


Termes incorrects inexactes et injustes

« Le plus grand scandale financier de ces dernière années remonte au dimanche 29 Mars 2009, au stade Houphouët Boigny, lors du match Côte d’Ivoire – Malawi, comptant pour les éliminatoire de la CAN et du Mondial 2010, qui a fait 20 morts et 35 blessés ». De quoi parlent les fameux enquêteurs au juste ? Ici, il est question  d’incident malheureux (parce qu’il y eu mort d’homme) survenu à la suite d’une bousculade de supporters contrairement à la capacité du stade, mais des conclusions de l’enquête de la justice ivoirienne n’ont pas incriminé la Fédération Ivoirienne de Football encore moins son président Jacques Bernard   Daniel Anouma. L’institution FIF n’a jamais été condamnée dans cette affaire. Pourquoi des pseudo-enquêteurs peuvent-ils parler de scandale financier en établissant un lien avec cette affaire ? Surtout qu’il n’a jamais été établi que la FIF a tiré un quelconque profit financier de ce qui s’est passé ce jour-là. Les soit disant journalistes africains qui utilisent abusivement le terme enquêteurs, sont donc pris en flagrant délit de mensonge. Premier mensonge.


Masturbation cervicale

Dans leur volonté morbide et sordide de jeter l’opprobre sur le président Jacques Bernard Daniel Anouma et sur l’institution qu’il dirige, ces experts en  enquête ont cru bon de parler de l’aide financière de la Société Ivoirienne de Raffinage (SIR) à la FIF. Selon leur rapport, cette société donne 1,6 million de dollars par an à la fédération. « Les clubs locaux n’ont jamais rien perçu de tout cet argent », indiquent les colombos. S’il est admis  que la Société Ivoirienne de Raffinage apportait un soutien financier à l’instance fédérale, il est aussi connu de tous les acteurs du football ivoirien de l’utilisation de cet argent. Le président Jacques Bernard Daniel Anouma  dont le nom rime avec probité, intégrité et honnêteté à toujours informé les dirigeants de clubs à travers des assemblées générales ou d’autres réunions, de l’utilisation des fonds. Ainsi concernant l’apport de la SIR, une partie de cet argent servait au traitement des entraineurs expatriés et l’autre partie aux soins du Directeur général de la FIF, Namogo Silué, victime d’un grave accident de circulation. Tous les dirigeants de clubs sont au parfum de la « bonne gouvernance» du président Jacques Bernard Daniel Anouma. Mieux ils sont en phase avec leur président qui leur rend régulièrement compte de sa gestion. Deuxième mensonge.


Niaiserie

Dans leur Diatribe, les fins limiers du quotidien britannique font aussi état des « dons des entreprises au sport qui sont directement versés au Ministère des Sports, pour éviter que l’argent tombe entre les mains de Jacques Anouma. Le problème est exacerbé   par le fait qu’il en ai  désormais aussi le Directeur financier ». Ici apparaissent les fameux journalistes  dans toute leur laideur. La FIF et le Ministère des Sports sont deux entités différentes. La première est sous la tutelle de la seconde. Conformément au cahier de charges, les activités de la FIF, notamment la participation des sélections nationales  sont financées par le Ministère des Sports. C’est pareil pour les autres fédérations sportives. Si les entreprises jugent utile d’aider le sport pas seulement le football, quoi de plus normal que ces dons soient versés dans les caisses du ministère. Comme c’est le cas de la parafiscalité cette manne qui provient de la taxe sur les entreprises de tabac. A l’origine ce fut une trouvaille de la FIF. Les fonds étaient exclusivement destinés au football. A la demande du ministre Dagobert Banzio, alors ministre des sports, les autres fédérations se partagent une partie de la soupe populaire. Quant aux autres entreprises qui ont décidé de faire chemin ensemble avec la FIF notamment Orange,  Bolloré, Coca Cola, PAA, BNI, KIA… le ministère des Sports ne gère pas leur don. Aussi Jacques Bernard Daniel Anouma n’est pas le directeur  financier du ministère des Sports comme le soutien les fameux enquêteurs.  Troisième mensonge.
Que dire de la vente des tickets de la coupe du monde 2010 et de la plainte des clubs concernant les joueurs et les officiels qui se la coulent douce dans les hôtels de luxe de la place ? De simples affabulations qui participent de la manipulation de l’opinion. Ces prétendus journalistes et leurs commanditaires ignorent que Jacques Bernard Daniel Anouma est taillé dans l’acier. Le jour viendra où ils seront appelés à répondre de leurs actes diaboliques.

Kanga Rovia
Extrait de Fanion n°927  du Jeudi 28 Octobre 2010