Election du Président Jacques Anouma, la réaction de Simplice de Messe Zinsou

Interrogé après la réélection de Jacques Anouma au comité exécutif de la Fédération internationale de football, Simplice Zinsou, l’ancien président de l’Africa Sport, n’a pas porté de gants pour cracher ses vérités.
Zinsou : « L’élection d’Anouma est un non-évènement »

Après plusieurs tentatives pour avoir sa réaction suite à la réélection du président de la Fédération ivoirienne de football, Jacques Anouma, au comité exécutif de la fédération internationale de football, Simplice Zinsou a fini par décrocher son téléphone. « Ecoutez, son élection est un non-évènement. Ça été une promenade de santé. Cela fait maintenant deux ans, qu’il avait tout planifié avec Ouattara Hégaud, son directeur de campagne », a déclaré l’ancien président de l’Africa Sport. Et d’ajouter : « ça été un boulevard pour lui, une promenade de santé. Lorsqu’il était dans la salle, pendant le dépouillement, il m’a appelé, c’est une marque de sympathie et de respect. Il a plié le bec aux oiseaux de mauvais augure. Il a marqué son territoire. Il a fait une promenade sur le Nil à Khartoum. C’est un grand monsieur du football » a-t-il ajouté. Comment explique-t-il la défaite du Sud-Africain Danny Jordan ? « Il ne connait pas les Africains. Il serait bien à l’UEFA. Les Africains sont sensibles aux affections. Voilà, un monsieur qui a organisé la dernière Coupe du monde, mais qui a été incapable de recevoir les présidents de fédérations africaines, présents à Johannesburg, juste prendre un café. Des mois après, comment ces derniers peuvent-ils le suivre ? Ce ne fut pas le cas d’Anouma, qui a sillonné tout le continent pendant deux ans. Il a fait des dons par ici par là. Les gens sont sensibles à ce genre d’approche. Il a récolté les dividendes » fait-il remarquer. Et les cas Anjorin Moucharafou (président de la fédération béninoise) et Tata Avlessi (Togo). Ils étaient candidats au comité exécutif de la Caf. « Anjorin, est un animateur de foire. Il a perdu ses illusions dans les profondeurs du Nil. Tata, lui, n’a pas le niveau. Hima Souley du Niger a très vite reconnu ses limites », souligne-t-il. Et l’avenir de Jacques Anouma à la tête de la Fif ? « Si j’étais à sa place, j’abandonnerai la fédération à ces petits agitateurs, qui ne sont même pas connus au stade Robert Champroux de Marcory. Ce sont des brasseurs de vent. Ils sortent de nulle part et ils veulent être président de la Fif. Ce sont des plaisantins. Ils n’ont pas le niveau de Jacques. Mais le reproche, que je fais à Anouma, c’est qu’il a transformé la fédé en une caisse d’allocation familiale. Il a entrainé avec lui des poids morts tout le long de son mandat. C’est un sentimentaliste. Il faut qu’il abandonne cette qualité, s’il veut rester. Et qu’il révolutionne la Fif » a conclu ZS.

Choilio Diomandé in Nord-Sud Quotidien.