Les infrastructures : un acquis considérable

Depuis les fêtes de l’indépendance tournantes des années 60 et 70, qui ont vu le premier président, Félix Houphouët-Boigny construire des stades en Côte d’Ivoire, plus aucune infrastructure n’a été mise sur pied pour le football (excepté le stade de la Paix de Bouaké construit à la faveur de la CAN 84). A partir des années 90, tous les terrains à Abidjan comme à l’intérieur du pays ont commencé à tomber en ruines, au point de devenir des pâturages dans certaines localités comme Man, Séguéla ou Korhogo. Jusqu’à l’arrivée de Jacques Anouma à la tête de la Fédération ivoirienne de football (FIF), le pays ne disposait quasiment plus de stade. Seul le stade Houphouët-Boigny constituait la référence pour le football ivoirien. Et, à un degré moindre, le stade Champroux de Marcory. Mais lui aussi était dans un état de dégradation avancé. Il aura fallu que le président de la FIF élu en 2002 prenne les choses en main pour donner une autre dimension aux infrastructures ivoiriennes pour ce qui est du football. Sans grands moyens et sans un grand soutien de l’Etat, Anouma choisit de jeter son dévolu sur une qualification pour le Mondial 2006. Ce qui devrait lui permettre de mettre en œuvre son projet de développement du football en Côte d’Ivoire. Deux ans après son élection, il décroche le jackpot avec la qualification au Mondial allemand de 2006. Avec les revenus générés par cet exploit, il engage la réhabilitation des stades Champroux de Marcory et du Parc des Sports de Treichville pour plus de 400 millions FCFA. Le 5 août 2007, ces deux infrastructures sont livrées aux sportifs. Et elles sont toujours opérationnelles. A l’intérieur du pays, les stades d’Anyama, de Bouaflé, de Korhogo et de Gagnoa étaient attendus pour êtres rénovés. Malheureusement, des intérêts particuliers n’ont pu permettre l’aboutissement des projets. Pour les sélections nationales et les clubs qualifiés en compétitions africaines, la politique mise en place par Anouma permet d’obtenir un site à Bingerville et d’y installer le Centre technique national de football. Avec la direction technique nationale et un terrain en bonne et due forme ainsi que des logements. Cela grâce aux différents projets Goal de la FIFA. Tous les dossiers présentés par la FIF à l’instance mondiale étant chaque fois acceptés et exécutés avec rigueur. Aujourd’hui, le football ivoirien peut être fier de posséder un tel joyau. Même le stade FHB a, à certains moments, bénéficié d’un de toilettage, dont les dépenses ont été entièrement prises en charge par la Fédération. Ce qui a permis à la Côte d’Ivoire d’abriter en 2009, la première édition du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN). Que dire du siège de l’institution lui-même ? Aujourd’hui, celui-ci est la propriété de la Fédération. Avec le projet Goal 4 (de 355 millions FCFA), dont la convention a été signée le 5 février dernier, le siège de la FIF qui, il y a 10 ans était sans eau ni électricité, va connaître une extension pour installer les bureaux de la Ligue professionnelle de football. Autant de faits remarquables dont la Nation ivoirienne peut être fière. Puisque tous ces acquis servent et serviront encore, en raison de leur bon entretien, au cours des années à venir pour le bonheur du football ivoirien.

Alexis Adélé in Fanion du 22 juillet 2011