anjorin demande pardon à la délégation ivoirienne
CAN 2013:avant Bénin / Civ, ce dimanche

 

Le Président de la Fédération Béninoise de Football, Anjorin Moucharaf, a présenté toutes ses  excuses aux membres de la délégation ivoirienne suite au mauvais  traitement dont  ces derniers sont  l’objet  à Porto-Novo dans le cadre du match aller du deuxième tour des éliminatoires de la CAN 2013. Il s’est rendu ce samedi 4 août 2012  à l’hôtel des joueurs pour calmer les Ivoiriens.

Tout est bien qui finit bien. Le gros nuage qui avait  brouillé les relations entre la délégation ivoirienne de l’équipe nationale junior et la Fédération Béninoise de Football a été dissipé. Le Chef de la délégation ivoirienne, Bogui Charles-Louis, est passé par là.

Arrivé à Porto-Novo le  vendredi 3 août 2012, Bogui Charles-Louis a  constaté que ses compatriotes sont effectivement livrés à eux-mêmes. En effet, deux jours après  leur arrivée  dans la capitale politique béninoise, les Eléphanteaux juniors et leurs encadreurs n’ont pas pu bénéficier de l’attention des membres de la Fédération Béninoise de Football. Ils n’ont pas eu  de terrain d’entraînement. Après un décrassage sur un terrain de fortune non loin de leur hôtel jeudi après-midi, les joueurs  se sont entraînés sur la pelouse du stade d’un club de première division béninoise, vendredi. Grâce à la gentillesse d’un des responsables dudit club. Qui n’est autre que M. Gnansounou Olivier (membre de la Commission Protocole et Accuei de la fédération béninoisel). Qui a tenu à  préciser qu’il n’a pas  agi au nom de la fédération. 

Autre fait : les Ivoiriens prennent le déjeuner et le dîner non seulement tard, mais l’hygiène du lieu de la restauration laisse à désirer. Interpellés, les responsables  du « Palace Hôtel Le Président » où loge la délégation ivoirienne ont fait savoir qu’ils n’ont eu  aucun moyen financier pour faire face à la demande. Dans tout cet imbroglio total,  les Ivoiriens  n’ont pas pu avoir d’interlocuteur de la fédération.

Face à cette situation écœurante, Bogui Charles-Louis a pris ses responsabilités. Après une réunion d’urgence avec les encadreurs, il a été décidé de ne  plus manger à l’hôtel, mais y dormir uniquement. Un autre restaurant a été donc  trouvé à l'hôtel Le Palais  voisin de celui des Ivoiriens. Par la suite, le représentant du Président Sidy Diallo a joint au téléphone le Président de la Fédération Béninoise de Football pour lui exprimer son mécontentement. Surpris ( ?) par les détails des faits, Anjorin Moucharaf lui  donne rendez-vous à son domicile à Cotonou. 

« Je suis étonné d’entendre ce qui vous arrive. Je voudrais sincèrement vous présenter mes excuses personnelles et celles de la Fédération Béninoise de Football. Je mettrai tout en œuvre pour que votre mauvais traitement ne se répète plus. Je vous demande pardon. Ce qui vous est arrivé n’est pas de mon fait. Chez nous, c’est le Ministère des Sports qui gère ce genre de dossier. Comprenez que l’administration est lourde. Pour ma part, je ne peux jamais maltraiter les Ivoiriens qui sont des frères ». lance-t-il, très confus.

Le Président de la FBF ne s’arrête pas là. Sur place, il joint au téléphone la Conseillère du Ministre de la Jeunesse, des Sports et des loisirs du Bénin pour avoir de plus amples informations. Cette dernière lui fait savoir que  l’argent a été décaissé et remis aux responsables de l’hôtel afin de recevoir  convenablement les membres de la délégation ivoirienne.  

 Cette précision faite, Anjorin Moucharaf promet de se rendre lui-même à Porto-Novo pour constater les faits. Chose promise, chose réalisée. Ce même samedi aux environs de 13h, il arrive à l’hôtel des Ivoiriens. Après avoir fait un tour au restaurant de l'autre l’hôtel où il trouve les joueurs et leurs encadreurs à table.  Une réunion de crise est convoquée. En présence des responsables du « Palace Hôtel Le Président ». Ces derniers expliquent effectivement qu’ils n’ont eu aucun moyen financier pour satisfaire leurs nouveaux clients. « Ce n’est pas normal. Vous auriez dû faire un effort. C’est l’image de notre pays et celle de votre  hôtel  qui est en jeu. Comment pouvez-vous laisser vos clients aller se restaurer chez votre concurrent ? Je crois qu’il est temps de mettre à l’aise nos frères ivoiriens » martèle-t-il.

Après cette mise au point, Anjorin Moucharaf invite les Ivoiriens à mettre balle-à-terre. « Vous avez raison. Mais, je vous demande pardon de revenir manger ici. Votre argent que vous avez dépensé sera remboursé dans l’immédiat. Le football ne doit pas nous diviser » conclut-il.

Finalement, Bogui Charles-Louis et ses collaborateurs calment le jeu. Retour à la normale donc. Entre temps, un car a été  mis à la disposition de l’équipe  avec une escorte de deux motards. Le retard a été donc  rattrapé. Il a fallu que le Chef de la délégation ivoirienne  mette le feu d'abord. Dommage !!! 

 Ce samedi après-midi (à l’heure du match, 16h locale, 15h Gmt), le coach Koné Tiégbè et ses poulains ont foulé la pelouse du stade Charles De Gaulle de Porto-Novo. Ils sont prêts pour le match contre les Ecureuils juniors ce dimanche 5 août. En attendant le retour le 11 août prochain au stade Robert Champroux à Abidjan-Marcory.  Le dernier tour des éliminatoires de la CAN 2013 est en jeu.

Jean-Claude Djakus à Porto-Novo (Bénin)

source www.fif-ci.com