les textes vont-ils changer à quelque mois des élections du président de la CAF ?
Football/ CAF

 

Comme annoncé la bataille pour la présidence de la Confédération Africaine de Football (CAF) se fera très rude pour la succession du président Hayatou et les tractation qui ont cour en ce moment présage une campagne très mouvementée pour cette prochaine élection. Si les hostilités à proprement dites ne sont encore ouvertes les bruits de couloirs eux en révèlent long sur la suite des évènements. A quelque mois de l’échéance électorale une révision en vue des textes de l’instance dirigeante du football Africaine prévue pour le 3 septembre prochain à l’assemblée extraordinaire aux Seychelles, commence déjà à faire bruit au niveau des fédérations.

 La CAF conformément à ses statuts, s’apprête au renouvellement de ses instances dirigeantes en 2013. Le camerounais Issa Hayatou mettra ainsi en jeu son fauteuil présidentiel de l’instance faîtière du football africain qu’il dire de main de fer depuis 24 ans. Il entend à ce congrès rempiler pour un autre mandat de 4 ans ce qui lui permettra d’atteindre s’il est réélu le temps record de 28 ans de pouvoir à la tête du football Africain.

Alors qu’on s’achemine tranquillement vers la date de la tenue de l’Assemblée Générale Élective, prévue en Mars 2013, la CAF convoque ses associations membres à une AG Extraordinaire le 3 septembre prochain aux Seychelles. A l’ordre du jour, la révisions des statuts de la CAF. Au regard des statuts on note quelques modifications sans grandes importances dans l’ensemble. Mais une proposition formulée par la fédération algérienne de football, avec à sa tête Mohamed Raouraoua, connu comme un inconditionnel d’Hayatou, ne manque pas de susciter un intérêt particulier chez les autres présidents de fédération.

En effet, selon le document d’amendement du statut de la caf que propose le secrétariat de la fédération Algérienne de football qu’ Oeil D’Afrique a pu avoir une copie, on peut ainsi lire « Tout candidat aux élections de la présidence de la CAF, outre les compétences nécessaires, devra être ou avoir été membre du Comité Exécutif de la CAF ». 

 

Si l’on suit la logique de monsieur Raouraoua, seuls les membres du Comité Exécutif de la CAF (anciens ou actuels) dont lui, (bien évidemment) sont dignes de pouvoir présider aux destinées de la CAF ; ainsi les autres présidents de fédérations non membre de ce petit cercle très serré sont bon pour la figuration. Cette proposition adressée aux fédérations membres suscite déjà une indignation auprès de ces dirigeants de foot qui ne trouvent pas la pertinence d’une telle proposition d’amendement, car l’application de cette disposition exclurait de facto la plus part des présidents de fédérations africaines, les Secrétaires généraux de ces mêmes institutions, et les personnalités du mouvement sportifs à travers l’Afrique.

Un secrétaire de fédération dans l’espace CEDEAO qui a préféré garder l’anonymat s’étonne d’ailleurs de la proposition de cette motion car pour lui comment comprendre que RaouRaoua peut-il se retourner de la sorte contres ses pairs, alors qu’il leur doit bien sa récente élection au Comité Exécutif de la FIFA  en 2011 à Khartoum. Ce ne serait pas étonnant qu’ils lui fassent payer cela au moment de solliciter un autre mandat.

A l’interprétation de cette soudaine motion d’amendement qui pourrait créer une classe de privilégié au sein de l’instance dirigeante du Foot Africain on est tenté de se demander si ce n’est pas une lois taillée sur mesure pour freiner certains candidats qui pourraient avoir des intentions de déloger le « grand maître Hayatou » ? En tous cas ce changement brusque de régime ressemblerait aux pratiques politiciennes Africaines à la veille des élections pour se maintenir au pouvoir ? Sinon quelle est l’opportunité de changer de manière si grossière les textes d’une confédération à quelques mois seulement d’une élection ? Pourquoi tant de fébrilité des Africains quant il s’agit d’appliquer les règles de démocratie ne serait-ce que pour une instance sportive pour voir s’accomplir l’esprit du fairplay tant recherché.

 

Fulbert KOFFI
Oeil d’Afrique Abidjan