Des soutiens pour Anouma
election à la CAF

 

Le Burundi pourrait rejoindre le groupe de pays qui soutiennent Jacques Anouma. On annonce aussi le président de la Cour constitutionnelle togolaise, Abou­dou Assouma qui a clairement indiqué qu’il est prêt à défendre l’ancien président de la Fédé ivoirienne de football (Fif).
Introduite à la maison de verre de la Fif depuis plusieurs semaines, la demande de parrainage de candidature de Jacques Anouma tarde à avoir une réponse. «J’at­tends que la Fif présente ma candidature même si les textes permettent qu’une autre fédération puisse porter ma candidature…», a confirmé celui qui brigue le poste de président de la Caf le 10 mars 2013 au Maroc, dans une interview accordée à la télévision sénégalaise (Rts 1).
 
Anouma a d’abord félicité le président de la Fif, Sidy Diallo, qui a dit non à la nouvelle loi le 3 septembre dernier aux Iles Seychelles : «Il faut féliciter la Fif pour avoir voté contre le texte.»  Et de préciser que certes, le texte a recueilli 44 voix contre six, mais que le vote n’était guère un duel entre Haya­tou, le président de la Caf et lui. «Je vaux plus que six voix. Ce n’était pas un vote entre Hayatou et Anouma. Le texte ne me concerne pas. Cependant, je l’ai jugé trop restrictif vis-à-vis des présidents de fédération», clarifie-t-il.
 
Concernant toujours le texte, Jacques Anouma révèle que les initiateurs ont «menti aux gens» en faisant croire que le nouveau texte entrerait en vigueur à partir des élections de 2017. «Si j’ai une seule voix comme soutien, cette voix et moi, nous allons nous faire entendre. (…). Parce que pour moi, c’est une question d’éthique. C’est pourquoi j’irai jusqu’au bout de ce combat», lance-t-il. Le candidat de la Côte d’Ivoire persiste et signe qu’il fera acte de candidature : «Je présenterai ma candidature. Soucieux de l’intérêt de mon pays, je souhaite que la Côte d’Ivoire porte ma candidature.»
 
Siégeant au Comité exécutif de la Caf depuis 2007, Jacques Anouma se considère comme membre dudit comité. Maintenant, si le président Issa Hayatou et les siens estiment qu’il n’en fait pas partie, alors ils s’expliqueront devant les juridictions compétentes dont le Tribunal arbitral du sport (Tas). «Aucune honte de saisir le Tas. La Caf et la Fifa ont perdu au Tas», affirme-t-il. Jacques Anouma ne compte donc pas reculer pour la prochaine élection à la présidence de la Caf dont le dépôt des candidatures devait s’ouvrir le 11 septembre 2012 pour prendre fin le 3 décembre prochain.
 
En attendant une réaction de la Fif, ce sont les pays qui ont dit non à Hayatou qui pourraient voler au secours de Jacques Anouma en parrainant sa candidature. Tata Avlessi, ex-président de la Fédé­ration togolaise de football et proche de Jacques Anouma, est certain que le Burundi, le Niger, le Sé­négal, le Mali ou encore le Libe-ria ne feraient aucune difficulté pour soutenir le candidat Anouma. Une chose est certaine, de bonnes sources, le président de la Cour constitutionnelle togolaise, Abou­dou As­souma, effarouché par le «braquage électoral» que prépare le camp Hayatou, a clairement déjà in­diqué qu’il est prêt à défendre Jacques Anouma au plan juridique.
in Le Temps (site d'information)
http://letemps.sn/sports/3544-election-caf--des-soutiens-pour-anouma-.html