Augustin Senghor à Abdoul Mbaye : «Vous ne pouvez pas me demander de m’asseoir sur mes principes »

 

Augustin Senghor tient toujours à rester à la tête de la Fédération sénégalaise de football (Fsf). Il ne compte céder à aucune pression même pas à celle du Premier ministre, Abdoul Mbaye qui lui a implicitement demandé de démissionner. Me Senghor déclare qu’il ne démissionnera pas pour les raisons évoquées par le PM car défendant des principes de démocratie.
Le Premier ministre, Abdoul Mbaye a reçu, mercredi, en audience le président de la Fsf, Me Augustin Senghor en présence du ministre des Sports El Hadj Malick Gackou. Mais l’entrevue ne s’est pas déroulée comme le souhaitaient les deux ministres. Pour cause, nos confrère de l’As, ont appris que les reproches de Abdoul Mbaye faites à Me Senghor, sur ses positions de principe défendues à la Caf, n’ont pas été du goût de ce dernier qui a pris congé avant que le M. Gackou ne prenne la parole. « Abdoul Mbaye a évité de demander directement à Me Senghor de démissionner. Il l’a fait de manière détournée, en lui disant que la situation était compliquée et que l’Etat voudrait, en accord avec la Fifa, mettre en place une structure de transition pour gérer le football. Comme cela s’est passé avec le Comité de normalisation de l’époque (Cnf) » a indiqué le quotidien L’As.
Surpris par les propos du Premier ministre qui lui reproche « d’avoir des positions contraires à celle d’Issa Hayatou qui exerce une véritable dictature à la tête de la Caf, il a lui fait savoir qu’il défend des principes (de démocratie comme c’était le cas avec l’amendement qui empêche tout membre de la Caf qui ne fait pas partie du Comité exécutif de se présenter au poste de président). « Vous ne pouvez pas me demander de m’asseoir sur mes principes, surtout des principes démocratiques. Et ça m’étonne venant de vous » a signifié Me Senghor à M. Mbaye. Pour ne pas écouter la même rengaine, il a alors préféré prendre congé avant que El Hadj Malik Gackou n’ait pris la parole. « C’est grave quand le Premier ministre dit aux gens de se démettre. Mais derrière tout ça, il y a le ministre. En réalité, il n’a jamais oublié ce qui s’est passé en 2009 lors de l’élection du nouveau président de la Fédé et il veut se venger » a confié un des vice-présidents de la Fsf.