Après le rejet de sa candidature Jacques Anouma saisit le TAS, et déballe tout
Elections à la CAF

Longtemps resté muet sur le rejet de la candidature à la présidence de la CAF, Jacques Anouma a fait le grand déballage sur les antennes de la Rti 1.

La loi ‘’raouroua’’ votée le 03 septembre, dernier aux Iles Seychelles et qui stipule que toute personne briguant un mandat doit être ou doit avoir été membre du comité exécutif de la CAF, livre ses secrets. Une loi élaborée de toute pièce contre le candidat ivoirien, Jacques Anouma. Le concerné a décidé de porter l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). ‘’J’ai jusqu’au 20 décembre pour le faire. Mon dossier est prêt. Je suis confiant et déterminé’’, a-t-il souligné. Le candidat de la FIF, ne veut pas se laisser influencer par cette énième tentative de déstabilisation de sa personne. L’avantage et l’espoir du candidat ivoirien résident dans le fait que le TAS reste indépendant dans ses délibérations. Par ailleurs, cette instance de juridiction a déjà rendu des décisions à l’encontre de la CAF. Ce qui est encore plus intéressant, c’est la détermination et la ferveur avec laquelle Jacques Anouma compte défendre ses intérêts. ‘’Ça sera arguments contre arguments’’, clarifie-t-il. Egalement, loin de se montrer sceptique, il sourit quand on lui demande si cette loi est faite spécialement contre lui. ‘’Certains pourraient le penser, mais je ne suis pas du tout étonné par les stratagèmes utilisés’’. Par ailleurs, Jacques Anouma ne boude pas son plaisir de titiller cette confédération opaque. ‘’C’est un pouvoir qui est craint. Heureusement qu’il y a des gens courageux’’, confirme-t-il. En outre, c’est une entorse à la démocratie. Car, bien souvent, en Afrique, de façon générale, les élections terminent toujours par des conflits. Et le candidat de la Côte d’Ivoire de dire qu’‘’en Afrique, il y a souvent des élections, il y a toujours des problèmes. Il faut permettre aux gens de s’exprimer librement. Dans le cas des élections de la CAF, il faut que les urnes puissent dire si l’actuel président doit effectuer ou non un nouveau mandat’’. L’ancien président de la FIF, Jacques Anouma, s’est également, dit en osmose avec la FIF. 

Entre Sidy et Anouma, il n’y a pas le feu
Dans un communiqué paru sur le site de la FIF, le comité exécutif de la fédération a fait connaître sa position. Ainsi, estimant que ‘’le recours devant le Tribunal arbitral du sport peut être exercé aussi bien par le Sieur Jacques Anouma en personne que par la FIF, tout en assurant qu’une telle action se déroulera dans les meilleures conditions juridiques, la FIF a estimé qu’il n’était pas opportun qu’elle se substitue à ce dernier pour l’introduction dudit recours eu égard à ses propres impératifs. En effet, pour l’heure, compte tenu de l’intérêt national, la FIF, mobilise tous ses efforts pour la préparation de la CAN qui se tiendra dans quatre semaines’’, fait savoir le communiqué. C’est vrai que la candidature de Jacques Anouma est un sujet d’intérêt national, mieux, une affaire d’Etat. Mais, la polarisation du peuple ivoirien doit être plus sur la CAN 2013. Sur le plateau de RTI 1, Jacques Anouma l’a souligné, ‘’l’heure est à l’union autour des Eléphants’’. En plus, Jacques Anouma est l’un des présidents d’honneur de la fédération ivoirienne de football. Il est donc maladroit et méchant de créer la brouille entre Sidy et Anouma. En plus, la FIF a porté la candidature de Jacques Anouma à la CAF. Celui-ci s’en est félicité en disant ‘’la fédération ivoirienne a apporté son parrainage dans les délais, et cela est à mes yeux largement suffisant. Je serais en Afrique du Sud pour soutenir les Eléphants’’. L’heure est venue. A 4 semaines de la CAN, d’aller en rangs serrés derrière les Eléphants de Côte d’Ivoire.

MAURYTH GBANE in le Mandat du 19/12/12